Le monde vigneron est massivement prisonnier de ses peurs, dépendant des techniciens extérieurs et trop souvent contaminé par la "société du spectacle", c'est-à-dire par le mensonge légitimé.
Les peurs (de la maladie, des invasions d'insectes, etc) sont tout à fait compréhensibles. Mais à ces peurs le monde institutionnel donne des réponses brutales, univoques, sans nommer les alternatives possibles.
Les techniciens (viticoles et vinicoles) sont les porte-parole du monde institutionnel et même si l'on rencontre parfois des techniciens "bios", demeure une relation de dépendance chez la majorité des vignerons.
Le vin, produit de luxe, est l'objet d'une mise en scène sophistiquée (de l'étiquette aux commentaires des media). Les discours sur le vin répondent trop souvent à la seule logique commerciale. La communication est alors l'art de dire ce qu'il faut pour vendre et de taire toute information qui pourrait freiner cette vente. L'information est donc orientée et la plupart du temps mutilée. Le vigneron est fréquemment complice voire acteur de cette manipulation.
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