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Le vin authentique > Les conditions de l'authenticité.


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Méthodes "biologiques" à la vigne.


Vin "biologique", "bio-dynamique", "naturel" ? | Méthodes "biologiques" à la vigne. | Les vins que nous recherchons


 Un constat global


Le monde vigneron est massivement prisonnier de ses peurs, dépendant des techniciens extérieurs et trop souvent contaminé par la "société du spectacle", c'est-à-dire par le mensonge légitimé.

Les peurs (de la maladie, des invasions d'insectes, etc) sont tout à fait compréhensibles. Mais à ces peurs le monde institutionnel donne des réponses brutales, univoques, sans nommer les alternatives possibles.

Les techniciens (viticoles et vinicoles) sont les porte-parole du monde institutionnel et même si l'on rencontre parfois des techniciens "bios", demeure une relation de dépendance chez la majorité des vignerons.

Le vin, produit de luxe, est l'objet d'une mise en scène sophistiquée (de l'étiquette aux commentaires des media). Les discours sur le vin répondent trop souvent à la seule logique commerciale. La communication est alors l'art de dire ce qu'il faut pour vendre et de taire toute information qui pourrait freiner cette vente. L'information est donc orientée et la plupart du temps mutilée.  Le vigneron est fréquemment complice voire acteur de cette manipulation.



 Les chemins de l'autonomie


De plus en plus souvent le vigneron confronté à la maladie de ses vignes constate la non-pertinence (mot choisi pour rester politiquement correct) des recommandations des techniciens  et cherche d'autres méthodes d'intervention.

Il va alors à la rencontre des collègues en "bio" ou en "biodynamie", interroge, va voir sur le terrain, compare éventuellement différentes options, s'inscrit à un stage, s'adresse peut-être à des techniciens "privés" du monde "bio". Peu à peu, il retrouve la maîtrise de son métier et s'affranchit de la dépendance au "conseiller" extérieur.

En l'absence d'une forte exigence personnelle, le vigneron ne remet pas en cause la communication commerciale et s'aligne sur les usages du groupe ou du réseau par lequel il vend. Ou encore et plus souvent, il se conforme aux attentes de sa clientèle dominante.

Pourtant, seule la vérité du discours établit l'authenticité globale : du vin et de son créateur. Seule un infime minorité de vignerons va au bout de cette démarche d'authenticité.



© Club du vin authentique