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Le plan profane


 Le vin comme marchandise

Sa "valeur commerciale" obéit à une dialectique subtile, entre deux extrêmes.

  • Le commerce du vin est régi en principe par la loi de l'offre et de la demande.
    Quand la demande excède l'offre, les prix montent.
    Quand l'offre excède la demande, les prix baissent.

  • Si la demande sur un crû mythique, par exemple La Romanée Conti, est de loin supérieure à la capacité de l'offre, le prix atteint des sommets inaccessibles au commun des amateurs. 
    C'est un cas extrême...

  • Tout l'effort des vendeurs consiste à donner la meilleure "image" possible de leur "produit", afin de le différencier et d'en tirer un haut revenu. D'où les systèmes d'appellations, de marques, la publicité directe et indirecte sous toutes ses formes... et les inévitables distorsions entre réalité du vin, libellé de l'étiquette et prix. Tout ceci est exposé en détail dans la Quête du vin.   

  • Autre extrême, si le marché est inondé de vins, la demande fléchit pour la plupart : les prix baissent et même chutent sous le prix de revient. C'est la crise ! De la crise actuelle, dont tous les media nous rebattent les oreilles, nous donnerons une analyse détaillée dans une prochaine Chronique d'avant-boire.

  • Aujourd'hui le marché est mondial et la concurrence féroce.
    Nous retiendrons ceci : le prix du vin n'a rien à voir ni avec son prix de revient, ni avec sa réalité qualitative, laquelle seule nous importe.


 Le vin comme vecteur de culture... et de plaisir !

La "culture" du vin implique un double apprentissage : intellectuel et sensoriel, aboutissant à une autonomie de jugement.

  • Malheureusement cette culture est souvent inexistante et un véritable conditionnement en tient lieu, parfois très subtil, le plus souvent grossier. Massivement, le vin est (hélas) d'abord un moyen d'identification donc de différenciation sociale...
     
  • La fréquentation des écoles de dégustation n'est jamais une garantie en soi. Il faut savoir qui est qui, qui fait quoi et comment. Sans compétence confirmée ou sans indépendance totale de l'officiant (par exemple dans le choix des vins d'apprentissage), il y a fausse transmission et vraie manipulation.

  • Ici comme ailleurs, plus les ficelles sont grosses, mieux cela marche. Et ceci, qui en gros représente la norme mondiale de la planète du vin, est l'antithèse de la culture.

  • Mais le pire n'est jamais sûr, le bon vin existe encore et aussi la convivialité véritable, étrangère à toute mondanité.
    Osez nous rejoindre ! Aidez-nous à découvrir et faire connaître les meilleures adresses !


© Club du vin authentique